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Posted in Femme, Grossesse
12 août 2018

La fausse couche

 

La #faussecouche concerne 1 femme sur 4 en France et on estime qu’environ 15% des grossesses se terminent précocement. Des chiffres considérables qui ne reflètent pas le niveau de prise en charge, tant médicale que psychologique, de cet évènement traumatisant pour les femmes.

 

#faussecouche concerne 1 femme sur 4 en France et on estime qu’environ 15% des grossesses se terminent précocement. Des chiffres considérables qui ne reflètent pas le niveau de prise en charge, tant médicale que psychologique, de cet évènement traumatisant pour les femmes.

La fausse-couche : un deuil à part
« Tu en auras d’autres ! Il n’était même pas formé ! Mieux vaut maintenant que plus tard « 
Ces phrases, et bien d’autres, toutes les femmes qui ont écu une fausse-couche les ont entendues. Elles illustrent bien la difficulté de ce deuil très particulier qu’est celui d’un enfant à naître, a fortiori quand la fausse-couche est très précoce. Peu importe le stade de grossesse, ce #bébé est bien réel pour ses parents. La femme exprime généralement une grande culpabilité et vit la fausse-couche comme un échec qui peut mettre à mal sa confiance en elle. Tout un tas de questions se bousculent dans sa tête mai évidemment les réactions différentes d’une femme à une autre en fonction de leur caractère mais aussi de leur histoire.
Pour certaines cela va être très dur et elles auront besoin d’être soutenu par leur famille et peut-être même aidé par un professionnel que cela soit sur le plan psychologique ou médical lorsqu’elles ont déjà eu trois fausses-couches alors que d’autres vont se tourner rapidement l’avenir et l’espoir d’une nouvelle #grossesse.
Il ‘existe pas en France de protocole pour l’#accompagnement psychologique de la fausse-couche. La prise en charge est très variable d’une structure à l’autre et il est très rare qu’on propose aux femmes un soutien psychologique.
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En règle générale, le médecin constate la fausse-couche et opte pour différentes options tels que :
– il laisse faire la nature pour l’évacuation du fœtus
– il prescrit un comprimé tel que le cytotec
– il planifie une intervention si le stade de grossesse est plus avancé.
Parfois la douleur physique peut être intense et les médecins ne sont pas armés pour répondre à cette souffrance qu’il ne mesure pas.
Les hommes sont parfois désemparés face à la douleur de leur compagne. Ils ne vivent pas la perte de la même manière, c’est souvent plus abstrait. Mais il est important de ne pas rompre la communication et que chacun puisse exprimer ce qu’il ressent, même si ce ressenti est forcément différent entre une femme qui vit une perte dans sa chair et un homme pour qui cette grossesse n’a aucune réalité concrète.
Il est important de ne pas rester avec sa douleur. Communiquer dans le couple n’est parfois pas suffisant et il n’est pas aisé d’en parler à sa famille ou ses amis. Le plus important est de ne pas minimiser la souffrance de l’autre. Il existe des groupes de paroles sur le thème du deuil périnatal où vous pouvez rencontrer des personnes qui ont vécus la même chose que vous. Vous pouvez également rencontrer des psychologues qui sauront vous aider.
Après une fausse-couche, les femmes sont généralement plus anxieuses. Elles gardent en tête ce risque et peinent parfois à profiter de leur grossesse, surtout si elle succède à plusieurs échecs.

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