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Posted in Conseils bébé
13 août 2018

L’hygiène naturelle infantile

L’autre jour, j’ai regardé un reportage sur le #HNI mais kesako ?? Selon Wikipédia , c’est « l’hygiène naturelle infantile (HNI), connue aux États-Unis sous le nom d’Elimination Communication (#EC), […] elle consiste à observer les réactions d’un bébé afin de détecter les signes indiquant qu’il a envie de faire ses besoins (urine et selles), pour lui permettre de se soulager immédiatement dans des toilettes, dans un pot de chambre ou dehors. » Alors c’est bien beau tout ça mais il fallait que j’enquête. J’ai justement rencontré une maman qui pratique le HNI avec son enfant. Je vous livre ici le résultat de mes investigations.

 

Quand commencer ?

 

Il est possible de débuter dès les premiers jours de vie ! Mais, il est cependant, tout à fait possible de commencer à 6 mois ou plus tard.

 

Les #Signes

 

#Signes

Ø La détection des signaux qu’il émet lorsque le besoin se fait ressentir : serrer les jambes, les agiter, froncer les sourcils, avoir un regard concentré, faire une pause dans l’activité, émettre des sons particuliers… Ils sont variables en fonction des enfants, et plus ou moins explicites ;
  • En #observant attentivement le nourrisson, il est possible de déterminer les moments de la journée les plus propices à l’élimination : après la tétée, au réveil…
  • La détection des signaux qu’il émet lorsque le besoin se fait ressentir : serrer les jambes, les agiter, froncer les sourcils, avoir un regard concentré, faire une pause dans l’activité, émettre des sons particuliers… Ils sont variables en fonction des enfants, et plus ou moins explicites
  • L’#intuition : lorsqu’un parent passe beaucoup de temps auprès de son bébé, il arrive à percevoir ses besoins alors même qu’ils n’ont pas été exprimés
  • L’#incitation : il est possible d’associer un mot ou un son aux besoins naturels ; l’adulte l’utilise ensuite pour proposer à l’enfant de se soulager. Afin d’aider ses petits, Delphine proposait à ses enfants de faire leurs besoins dans un endroit calme et utilisait deux sons distincts : « psiiiiiiii » pour uriner et « pchhiiiiiiiii » pour déféquer.
hni

Comment débuter ?

Dans les premiers temps, gardez bébé allongé sur vous avec un linge entre lui et vous et observez-le. Lorsque vous sentez que le linge devient chaud regardez les mimiques de votre bébé.
N’hésitez pas non plus au début à tenir un journal avec l’heure des repas et les temps d’élimination. Vous devriez pouvoir rapidement assimiler son rythme.
Une fois le rythme assimilé vous pourrez lui proposer d’éliminer. Associez le son et la position afin d’indiquer à votre bébé qu’il est temps d’éliminer.
Pour la position, le plus physiologique est de soutenir bébé sous les genoux afin que ces derniers soient plus haut que ses hanches (tout comme les adultes devraient avoir un marchepied pour éliminer afin de remonter les genoux…). C’est comme si vous étiez en position accroupie.
À l’extérieur votre bébé fera tout simplement dans l’herbe ! C’est naturel ne l’oublions pas.
Si vraiment vous êtes dans un endroit où vous ne pouvez pas laisser bébé éliminer alors vous pouvez lui mettre une couche, il comprendra que de temps en temps la couche est tout à fait possible.

 

Les Motivations

 

  • #Écologie et #finance : La quantité de #couches jetables utilisée pour un enfant est faramineuse (environ 5500 couches) et reste une grosse source de déchets (entre 300 et 500 ans à se dégrader) et un budget important des parents (environ 1500€). Les couches lavables sont plus intéressantes, mais utilisent de l’eau, de l’énergie et constituent un investissement important. L’HNI est donc une pratique très intéressante du point de vue environnemental et financier.
  • #Santé : Les érythèmes fessiers et irritations dues aux frottement et/ou à l’atmosphère humide des couches disparaissent.
  • #Relation à son enfant : Pratiquer l’HNI apporte souvent une grande joie aux parents par la communication très précoce qu’elle permet avec son enfant. Il n’y a également plus de tension ou d’inquiétude au sujet de la propreté à un âge plus tardif de l’enfant car l’enfant ayant pratiqué HNI est propre beaucoup plus tôt.
  • #Besoin de l’enfant : Les couches d’aujourd’hui sont devenues tellement absorbantes que les enfants ne sentent quasiment plus leurs besoins. Passer du temps sans couche leur permet donc de redécouvrir leur corps et son fonctionnement.

 

Les Pratiques différentes

 

Suivant les #motivations, le temps disponible, et d’autres facteurs, l’HNI peut revêtir des formes assez différentes. Certains parents laissent les fesses de leur enfant totalement libres, en utilisant par exemple des pantalons fendus tels qu’on en trouve en Asie. D’autres leur mettent des couches lavables, qu’ils utilisent comme une culotte à baisser et remettre en fonction des besoins. D’autres utilisent des couches jetables en sécurité mais qui restent le plus possible sèches. La plupart mélangent ces différentes pratiques suivant les circonstances.

Le témoignage de Delphine

A partir de quand as-tu pratiquer cette technique ?
Pour J. (5 ans aujourd’hui), nous avons commencé à lui proposer vers 3 semaines. Ça s’est fait le plus simplement du monde. Je changeais ses couches très souvent, et rapidement elle s’est mise à faire pipi à chaque fois que je lui enlevai la couche. J’ai eu l’idée d’emmener un petit pot sur la table à langer et de la mettre au-dessus dès que j’enlevai la couche . . . Efficacité garanti ! Bébé hyper content ! J’ai eu besoin de moins en moins des couches . . . le petit pot me suivait partout et je lui proposais régulièrement . . . De ses 1 mois jusqu’à la propreté j’ai eu 1 seul caca dans la couche . . . Nous étions en ballade, elle était dans mon dos, j’ai mal interprété ses pleurs . . . Je pensais qu’elle voulait dormir alors qu’elle voulait tout simplement faire son caca . . . Et moi qui chantait des berceuses . . .
Pour le second, M. 1 an aujourd’hui, j’ai commencé dès la première semaine . . . Au début, rien à dire, nous partions sur la même lancé que sa sœur mais au fil des mois j’ai eu de moins en moins de pipi . . . 2ème enfant + maman entrepreneuse + enfant non scolarisés . . . ça fait beaucoup . . . Aujourd’hui, 1 an, il sort dehors tout seul s’installe dans son petit coin pour faire son besoin ! ça c’est bien ! En revanche il adore jouer dans son pipi ! Et ça c’est moins bien ! Ah oui il est quasiment toujours sans couches . . .
D’où t’es venu cette idée ?
Nous avons découvert le HNI complétement par hasard quelques semaines avant d’accoucher . . . Je cherchais une marque de couches jetables écologiques, la plus naturelle possible . . . Après avoir sélectionné 2 marques, mon compagnon a approfondi les recherches et m’a montré un site internet : Pourquoi lui mettre des couches ? Pour lui c’était comme une évidence, pour moi qui avait changé des centaines et des centaines de couches (travail en crèche) je ne voyais pas comment faire autrement que de mettre des couches sur les fesses du petit être qui n’allait pas tarder . . . Finalement, c’est dès la maternité que j’ai ressenti lorsqu’elle voulait faire ses besoins et j’ai tout de suite adhérer ! Une fois que nous sommes déconditionnés, nous sommes capables de comprendre et interpréter les besoins de nos enfants. Il suffit de s’écouter …Une maman sait quand son enfant à faim, soif, à mal ou est fatigué pourquoi elle ne saurait pas quand son enfant veut faire pipi ou caca ?
Habilles-tu ton enfant avec un vêtement spécial ?
Pour le premier enfant, j’avais des pyjamas HNI. Mais nous vivons en Guadeloupe et nous avons besoin de très peu de vêtement spécial pour le HNI. L’indispensable pour moi ce sont les jambières et les culottes. En fait, je modifierai la question. Peut-on habiller les enfants avec tous les vêtements ? Non ! Les magnifiques grenouillères et les bodys ne sont absolument pas pratiques ! ! ! Ce sont des vêtements créer pour tenir les couches . . . Un teeshirt, un short, des jambières et c’est parti !!!
Comment fais-tu à l’extérieur ?
Ironiquement, c’est à l’extérieur que c’est le plus facile ! Un enfant qui fait le HNI à la maison, se retient très bien à l’extérieur bien mieux qu’à la maison.
Par sécurité, je lui mettais une couche qui restait propre jusqu’à ce qu’on rentre à la maison. En général, je propose à l’enfant de faire pipi avant chaque monté en voiture . . .

 

L’avis d’un spécialiste

 

Par définition, l’hygiène naturelle infantile requiert une grande attention accordée à l’enfant. Attention cependant à ne pas appliquer ces principes au détriment du reste. Pour Anne #Bacus, psychologue et psychothérapeute spécialiste de l’enfant, cette pratique peut poser problème si elle place l’enfant au centre de toutes les attentions : « L’enfant naît tout puissant, et le reste les premiers mois de son existence. Mais le rôle des parents consiste à le détrôner tendrement. Il doit progressivement intégrer qu’il n’est pas le centre du monde ». En effet le HNI, entretient la fusion maman-bébé. Or il est bon à un moment de mettre fin à cette fusion.
En bref, il faut être sacrément disponible pour son enfant et si vous connaissez des échecs il ne faut pas vous en vouloir. Ce n’est pas une méthode dangereuse sur le plan physiologique. C’est comme cela que l’on faisait autrefois, et que l’on fait encore dans certaines régions du monde. Les mamans veulent bien faire en évitant à leur enfant le port de couches jetables et le contact avec d’éventuels produits chimiques néfastes à la santé. Mais avec notre mode de vie actuel, il paraît difficile de mettre en pratique l’hygiène naturelle infantile, à moins d’être 100% disponible pour son enfant, de ne pas travailler, de l’avoir souvent en peau à peau. Il faut véritablement que ce soit un choix.
Et vous est ce que vous pratiquez le HNI ?

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