Femme,  Ma petite vie

Mes bébés, mes grossesses

Je vais te partager un peu de moi, un peu de mon histoire,… Tu le sais peut-être mais, je suis maman de deux magnifiques garçons de 21 et 3 mois.


Tu peux retrouver les articles de leur naissance ici …


Mais peu de personne sont au courant que j’ai également porté quelques semaines deux autres bébés.

Ma première grossesse

Le contexte de ma grossesse

On avait la vingtaine, on était jeunes, beaux (c’est ce que l’on dit non?) et insouciants.

On était amoureux et on était inséparables.

Cela faisait 9 mois que j’étais avec lui et je suis tombé enceinte malgré la pilule. Je l’ai su alors que lui était en train de se faire opérer de l’épaule. J’ai attendu qu’il rentre pour le lui annoncer.

La grossesse

Je ne savais pas où on allait, mais j’avais toujours eu la conviction que l’avortement n’était pas pour moi, je ne voulais pas tuer ce bébé.

Lui, ne voulait pas de ce bébé. Il m’a dit :  » C’est lui ou moi. »

Moi, j’étais conne et amoureuse, mais, j’étais encore dans les études et surtout sans ressources.

Bizarrement, lorsqu’on tombe enceinte, on imagine mille et un scénarios. J’ai discuté avec ma meilleure amie. On conseille souvent de ne pas rester seule face à ce genre de dilemme, mais peut-être que pour le coup, j’aurais dû m’abstenir… Je ne l’ai pas dit de suite à ma mère, car je connaissais sa réaction.

J’ai pleuré un peu, j’ai pleuré fort et longtemps, car j’étais perdu et seule.

Mon avortement

Sûrement blasé par le nombre d’avortements auquel le médecin doit faire face chaque jour, ce dernier n’a pas creusé, il n’a pas cherché à savoir si je prenais cette décision en étant sûre et certaine de mon choix. Je n’ai pas vu de psychologue ni avant, ni après.

J’ai seulement eu un délai de rétractation de 7 jours… Avant de subir une interruption volontaire de grossesse.

J’ai dû l’annoncer à ce moment-là à ma mère car, j’avais besoin que l’on m’y emmène. Et elle a réagi exactement comme je l’avais prédit. Je ne me suis pas senti soutenu alors que déjà toutes les entrailles de mon corps me disaient de ne pas le faire. Je me suis senti trahi. Mais bon, passons, ce sont des histoires de famille…

Le jour J on m’a installé en chambre avec deux autres personnes. Une dame qui avait déjà 5 enfants et une personne qui avait trompé son mari. Quel cliché !!!

Je pleurais seule dans mon lit en priant qu’il m’appelle afin de tout annuler (il ne pouvait pas venir à cause de son épaule) mais cet appel n’est jamais arrivé. Je suis entré dans la salle d’opération, et je ne me souviens que de la douleur que j’ai ressenti. Une douleur physique, car c’était sans anesthésie et une douleur psychique…

On m’a remis dans ma chambre et j’ai continué à pleurer. 2 heures après je sortais. Et on partait faire les courses de Noël comme si de rien n’était.

Et après ?

Je suis resté avec lui encore presque 2 ans. Mais je lui en voulais et je m’en voulais. C’était une source de tension entre nous. Je pleurais tous les soirs… Quand il a décidé de partir malgré la douleur j’ai eu un poids en moins. Et petit à petit, j’ai arrêté de pleurer la nuit sans jamais cesser de penser à ce petit bébé qui aurait aujourd’hui 8 ans.


Quelques années plus tard, j’ai rencontré Chéri et nous avons eu un petit garçon. Très heureux, nous étions pressé d’agrandir notre famille.


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Ma troisième grossesse

La perte de mon bébé

Quelques mois après avoir arrêté ma pilule, je suis tombé enceinte pour la troisième fois. Nous étions heureux. Mais tout ne s’est pas passé comme nous le souhaitions.

Tout allait très bien, jusqu’à ce que je perdes un peu de sang. Chéri travaillait et je suis donc parti seul à l’hôpital. J’étais en train de perdre ce bébé et cela quelques jours avant la fin du premier trimestre.


Je t’ai déjà parlé de la fausse couche, n’hésite pas à aller relire mon article.


A ce moment-là, tout est remonté à la surface. J’ai eu l’impression d’être puni de mon avortement. Une vague de tristesse et de colère me submergé. Chéri me disait que ce n’était pas de ma faute, que bébé s’installerait bientôt et que tout irait bien mais, pour moi, ce ne sera jamais ce bébé qui est perdu à jamais.

Mais effectivement, très vite, notre petit Kayden s’est installé pour notre plus grand bonheur. Ma grossesse s’est très bien passé malgré une chute qui m’a beaucoup stressée.

Aujourd’hui j’ai deux bébés que j’adore de tout mon coeur et de chaque fibres de mon corps mais je n’oublie pas les deux autres car ils font parti de moi, de mon histoire. Alors bien sûr, il existe des histoires bien pire que la mienne, des histoires où les mamans ont pu sentir et/ou voir leur bébé avant de les perdre mais je pense qu’il n’y a pas de petite perte …

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